Fabienne Rêve - Gagnon / Ecrivain et Lectrice

04 mai 2021

Jane Birkin "Post Scriptum"

En 2019, j'ai lu le premier tome du journal intime de Jane Birkin, Munkeys Diaries (Fayard) après ma participation au Festival du Journal Intime à Saint Gildas de Rhuys. L'actrice-chanteuse se confiait à Claire Chazal et au public présent, sur ses carnets publiés.

"Post Scriptum" le tome 2, qui couvre les périodes de sa vie avec Jacques Doillon jusqu'à la mort tragique de sa première fille, Kate, le 11 Décembre 2013 (d'ailleurs Jane Birkin ne tient plus son journal depuis cette date), nous entraine dans sa vie trépidante où il faut mener de front sa carrière artistique et son rôle de mère, à force d'être partout on s'absente des moments importants.

A travers l'écriture de Jane Birkin, je ressens ce besoin trépidant de travailler, de s'engager, d'être présente sur le devant de la scène pour montrer aux autres mais aussi à elle-même (c'est ainsi que je l'ai ressenti) qu'elle peut réussir en tant que Jane Birkin et non plus à travers les chansons de Serge Gainsbourg.

A travers l'écriture de Jane Birkin, je ressens aussi de la colère contre elle-même, de s'apercevoir qu'elle a emmené ses filles sur le chemin artistique, qui a consummé sa vie de mère, car elle se repproche ses absences, mais aussi ces moments où elle était là sans l'être vraiment.

Jane Birkin dévore la vie, participe à des projets artistiques, s'engage, elle a besoin de toute cette effervescence pour avancer, son dernier album "Oh ! pardon tu dormais" est un bijou.

Ce récit est juste et bouleversant.

Jane Birkin, Post Scriptum. Editions Fayard, 2019. 424 pages.

Cette chronique sera partagée sur Babélio sous le pseudo "Passion Lectrice"

JANE BIRKIN

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Gilles Paris "Certains coeurs lâchent pour trois fois rien"

Huit dépressions et toujours debout. Gilles Paris nous raconte le récit de sa vie avec sincérité et par la même occasion ouvre son coeur. Il essaie de comprendre ce qui l'a fait basculé dans ces dépressions, ces hospitalisations, tout en sachant que les douleurs de l'existence dues à divers évènements, touchent sa sensibilité la plus profonde et le font vaciller.

Les failles sont difficiles à raconter car les autres ne veulent pas écouter l'homme blessé. Parfois, il suffit d'un peu d'attention, de compréhension pour redonner de la lumière à un coeur qui lâche pour trois fois rien. Gilles Paris montre sa détermination, son combat pour vaincre cette mélancolie. La sincérité est si rare de nos jours que nous recevons avec bienveillance son témoignage poignant, qui dégage une force de caractère à poursuivre le chemin de l'existence avec ceux que nous aimons.

Gilles Paris fait partie de ses écrivains que je lis à chacune de ses parutions, je parcours avec discrétion la 4ème de couverture pour me conforter dans mon choix, mais je sais que chacun de ses livres finiront dans ma bibliothèque. Lors de ma première lecture, l'écriture de Gilles Paris a touché ma corde sensible de lectrice et je me dis à chaque fois, en refermant le dernier titre lu, vivement le prochain.

Gilles Paris, Certains coeurs lâchent pour trois fois rien. Editions Flammarion, 2021. Récit, 216 pages.

Cette chronique sera partagée également sur Babélio.

GILLES PARIS

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Claire Norton "Celle que je suis"

Et de deux. Claire Norton vient, une nouvelle fois, de bousculer ma sensibilité de lectrice mais aussi, avant tout, de femme et de mère de famille.

Valentine vit avec Daniel, un mari violent et son fils, Nathan, sa raison de rester en vie. Dépréciée dans son quotidien, elle se réfugie dans les livres et s'occupe de Nathan en le protégeant de la violence de son père.

A travers son personnage, Claire Norton nous raconte une histoire forte qui apporte, selon moi, une compréhension de ses femmes qui se recluent dans le piège de la violence conjugale et qui mettent du temps à demander de l'aide, à réagir. Nous ne pouvons pas juger les victimes, ni les accabler parce qu'elles prennent du temps pour demander de l'aide. Même par sollicitude, nous ne pouvons pas nous mettre à leur place. Nous devons agir quand nous entendons des cris de terreur chez le voisin, ne pas rester passif.

Claire Norton nous raconte dans le détail le cheminement de Valentine qui doit travailler sur elle-même pour entreprendre, décider du moment où elle a besoin d'aide. Tout un processus long, difficile et dangereux car nous ne savons pas s'il y sera mené à son terme.

A travers ce roman j'ai eu l'impression que l'auteure voulait nous montrer toutes les phases de renoncements, de destructions que vivent ces femmes avant la reconstruction. Nous sommes les témoins de tous ces drames et pour moi, Claire Norton, voulait nous ouvrir les yeux, sur ces faits divers dans notre entourage, chez nos voisins, dans nos régions.

Par intermittence, le journal de Valentine présente tout ce que la jeune femme tait et tente de comprendre. Lors de la rencontre vidéo, le vendredi 30 avril 2021, organisée par Babélio avec Claire Norton, je lui ai demandé si l'écriture d'un journal atténue les maux et pourquoi ce choix. Claire a voulu de cet écrit intime car son personnage peut dire des choses qu'elle ne peut pas dévoiler, son ressentiment le plus profond. Les chapitres lui ont permis, à la troisième personne du singulier, de prendre du recul pour chacun des personnages sur leur situation.

Une lecture intense et inoubliable !

Claire Norton "Celle que je suis". Editions Robert Laffont, 2021. 424 pages.

Je remercie Babélio pour cette rencontre vidéo vraiment sympathique ainsi que l'auteur pour nous avoir parlé de son cheminement en tant que romancière pour l'écriture de ce livre.

CLAIRE NORTON

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25 avril 2021

Virginia Woolf "Journal intégral" (1915-1941)

Chère Virginia,

C'est la deuxième fois que je lis votre journal (je n'écris pas seconde car je pourrais le relire), je voulais vous connaître, tout d'abord, par vos écrits personnels et quoi de mieux que de lire votre journal.

Je suis diariste moi aussi (depuis 34 ans) et je sais que nous donnons beaucoup de notre personne pour raconter notre vie, celle qui nous entoure. En tant qu'écrivain-diariste, nous livrons nos instants d'écriture, de doutes et la fragilité de nos êtres.

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En vous lisant, j'ai cru percevoir votre voix murmurer derrière moi, votre main posée sur mon épaule. J'ai vu dans cet écrit, un écrivain de talent qui savait vivre avec son temps, profiter des distractions et surtout lire, écrire...J'ai décelé la femme aimante, aimée, qui se pose beaucoup de questions par rapport à son oeuvre, à sa qualité, aux critiques qu'elle peut recevoir. Chaque publication vous met dans un tel état d'angoisse.

J'ai ressenti votre fragilité au plus profond de moi, j'ai compris ce geste ultime lors de ce printemps 1941.

Nos points communs se multiplient (diariste, édition indépendante, Marcel Proust, la dépression, les voyages, l'écriture, la lecture), nous rapprochent.

Ce journal reste un témoignage fort sur une époque, sur la vie d'une femme passionnée qui se donne à l'écriture avec cette inspiration abondante, cette rigueur de travail...qui lit beaucoup pour des critiques, ses besoins personnels : un écrivain est un lecteur.

Ce livre m'a beaucoup apporté sur le plan personnel mais surtout sur ma progression en tant qu'écrivain, j'ai appris la patience, la rigueur...et tant d'autres choses que je partagerais avec vous chère Virginia dans un texte plus complet, dans l'intimité de l'écriture.

Merci Virginia d'avoir été là !

COUV VW JOURNAL

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20 avril 2021

Une pause s'impose

Une passion qui s'effrite, une perspective future qui ne se profile pas, une nouvelle vie professionnelle dans quelques jours et beaucoup d'interrogations qui m'épuisent moralement.

1 - Dois-je continuer à publier ? NON

2 - Dois-je sortir mon 13ème roman cette année ? NON

3 - Ecrire la nouvelle pour laquelle je me suis engagée et faire une pause ? OUI

N'arrivant pas à me décider sur ces trois questions, n'ayant pas de proches qui s'intéressent à ce que je fais, avec qui parler de mes incertitudes, j'ai mis mon sort dans les petits papiers et le résultat se trouve ci-dessus. 

Cette année, en matière d'écriture, je me consacre essentiellement à ma nouvelle sur le handicap pour le recueil de l'association Nos plumes pour vous, qui paraîtra fin Septembre.

Même si j'ai des projets en cours, je suis épuisée pour les poursuivre dans de bonne condition. J'ai besoin d'être sereine et heureuse sur tous les plans de ma vie pour écrire avec plaisir. Mais je ne ressens plus cela aujourd'hui, j'ai besoin d'une pause pour remettre de l'ordre et repartir dans de bonne condition.

Le blog restera actif, tous les quinze jours, le mardi, avec des articles et des notes de lecture. Il est mon seul moyen de m'exprimer, de communiquer, de partager, n'ayant pas dans mon entourage de personnes avec qui échanger.

Le 25 du mois sera toujours consacré à Virginia Woolf...

Le blog sera certainement modifié, si je reprends en 2022. Je verrais au moment venu...

Merci aux visiteurs qui me lisent, portez-vous bien...A bientôt !

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13 avril 2021

Hanya Yanagihara "Une vie comme les autres"

4ème de couverture : "Ils sont quatre amis de fac, et ils ont décidé de conquérir NewYork : Willem, l'acteur à la beauté ravageuse ; JB, l'artiste peintre, aussi ambitieux et talentueux qu'il peut être cruel ; Malcolm qui attend son heure dans un prestigieux cabinet d'architectes, et Jude, le plus mystérieux d'entre eux, celui qui, au fil des années, s'affirme comme le soleil noir de leur quator, celui autour duquel les relations s'approfondissent et se compliquent cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l'ampleur".

Nombre de pages lues : 1123 pages.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Emmanuelle Ertel.

Mon avis : Commencé une première fois en novembre 2020, j'ai refermé ce roman au bout de 20 pages, je n'arrivais pas à entrer dedans. En janvier, toujours posé sur ma table de chevet, je lis cette présentation de l'auteur : "Hanya Yanagihara vit à New York". Une seule phrase pour un livre imposant. Je ne pouvais pas ne pas le reprendre, me concentrer sur ces mots, sur cette histoire...

Quelle claque ! Les personnages sont inoubliables et leurs parcours de la réussitee au drame offre une dose émotionnelle puissante. Jude m'a bouleversé, profondément. Les blessures de l'enfance, physiques et psychologiques, n'ont pas réussi à se cicatriser totalement. Il y a eu de l'apaisement grâce à la présence, à la patience de Willem, mais la douleur est toujours là.

Un roman magistral à lire absolument.

Comment peut-on écrire une seule phrase sur un écrivain quand il nous offre LE livre inoubliable ?

Hanya Yanagihara "Une vie comme les autres". Livre de poche, 2020

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Janine Boissard "Roses de sang, roses d'Ouesssant"

Résumé : Astrid, dessinatrice de bandes dessinées, s'installe dans la maison héritée de son grand-père sur l'ïle d'Ouessant. Elle retrouve Erwan qui dans le manoir voisin, il ne l'a pas oublié. Très vite, les sentiments d'autrefois se ravivent...mais une ombre obscurcit cet amour...

Nom de pages : 192

Mon avis : Mon rendez-vous lecture du printemps, le nouveau roman de Janine Boissard. Un moment annuel depuis décembre 1986.

J'embarque pour l'Ile d'Ouessant où je retrouve Astrid, dessinatrice, qui esquisse les recoins inspirants de cette terre sauvage, authentique et un amour possible pour Erwan.

Les deux personnages animés par une passion intacte et forte, sont touchants et leur histoire agréable à lire. Il fallait des nuages noirs sur ce soleil resplendissant.

Erwan s'inscrit dans l'histoire de ses grandes familles qui tracent la vie des héritiers sur le plan professionnel et personnal. Il cache, lui aussi, des secrets.

La plume de Janine Boissard est toujours bienveillante, elle nous sympathise avec les personnages, la fin se veut positive comme le calme après la tempête.

Les 192 pages ne m'ont pas assez rassasié jusqu'au prochain, deux soirées de lecture c'est peu pour une si longue attente.

Une lecture agréable sera ce que j'ai retenu de ce roman.

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Janine Boissard, Roses de sang Roses d'Ouessant. Editions Fayard, 2021.

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06 avril 2021

Une page se tourne : Bien choisir ses partenaires de travail (4/4)

Maison d'édition à compte d'auteur ou travailler avec un imprimeur ?

Depuis la publication de mon premier livre en 2008, j'ai travaillé avec un imprimeur, puis une maison d'édition à compte d'auteur puis en 2020, je suis revenue vers une imprimerie en Normandie.

Quand on se lance dans l'autoédition, on essaie plusieurs procédés pour donner vie à son livre. Beaucoup porte leur choix vers le numérique, certaines plateformes proposent le format broché mais, il y en a encore qui se tourne vers des entreprises professionnelles, imprimeur ou maison d'édition à compte d'auteur.

"Le cirque : une passion, une vie" (2008) a été réalisé par un imprimeur qui n'a pas tenu ses engagements dans sa qualité de travail, dans les délais et il a mis la clé sous la porte avant même que je réceptionne mes exemplaires. Tout cela pour un divorce ! Ce type a mis de nombreux auteurs dans le désaroi. Je raconte cette douloureuse aventure dans "Une page se tourne"...

Pour mes autres "bébés", ils sont passés par deux maisons d'édition à compte d'auteur, à qui j'ai attribué ma confiance. La qualité des livres était irréprochable, les couvertures réalisées selon mes souhaits mais les prestations de service demandées et payées n'étaient pas réalisées, notamment les corrections sur le bon à tirer ou la part de la correctrice.

C'est pour cela que j'ai choisi en 2020 de reprendre la main sur mes créations même si cela nécessite des frais supplémentaires, je préfère travailler avec de vrais professionnels, que je choisis, dans ma région en Normandie et je prends le temps de sortir un livre.

Mes partenaires (imprimeur, correctrice et relectrice-conseil) sont animés, comme moi, pour offrir un travail de qualité. Ils proposent une tarification à la hauteur du service et ils respectent leurs engagements !

Il faut bien choisir son équipe, se renseigner, ne pas aller à l'économie, être patient et surtout bien contrôler que la prestation a été respectée. Nous passons beaucoup de temps sur la phase de l'écriture, notre concentration se focalise sur elle mais il ne faut pas négliger toutes les étapes qui arrivent après : la fabrication du livre, la communication, la promotion, le retour des lecteurs, réaliser une analyse sincère et constructive sur la première année de vie de votre nouvelle parution.

Bien s'entourer vous permettra de vivre l'autoédition plus sereinement !

COUV UNE PAGE

 

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Entretien avec Julie Kibler pour son dernier roman "La maison des égarées"

Fabienne : Comment est née l'écriture de ce roman ?

Julie Kibler : J'étais sur Facebook il y a plusieurs années quand un ami a publié un article sur "les endroits les plus hantés d'Arlington, Texas". J'ai supposé que je connaissais chacun d'eux pour avoir vécu à Arlington pendant vingt-cinq ans, mais j'ai été surprise d'apprendre que le cimetière de la maison de Berachah était tout en bas de la liste. J'ai rapidement cherché sur internet pour voir ce que je pouvais trouver d'autre. Je me suis rendue au cimetière et aux archives de l'Université du Texas à Arlington, j'ai découvert les histoires de la maison des femmes, je ne pouvais plus me défaire de ce sujet.

Fabienne : Il y a eu de nombreuses recherches et plusieurs réécritures pour ce roman. Quelles phases de travail préférez-vous dans l'écriture ?

Julie Kliber : J'adore la recherche. J'ai toujours été une personne curieuse et j'aime apprendre tout ce que je peux sur un sujet qui attire mon attention. Ensuite, je dois me tourner vers l'écriture avant que l'intrigue et les questions et les problèmes importants ne deviennent clairs. J'aime écrire quand je suis "dans le flux", pour ainsi dire, mais réviser et éditer peut-être épuisant et parfois frustrant. Ce roman a subi plusieurs révisions importantes parce qu'il y avait beaucoup de parties fortes, qu'il était si important de bien faire les choses. J'étais très heureuse de rendre le projet final.

JULIE KIBLER

Julie Kibler /Photo : DR

Fabienne : Les femmes de ce foyer sont dites perdues pour la société alors qu'elles sont humaines et veulent sortir de cette mauvaise vie. Selon vous, pourquoi à cette époque les femmes étaient si peu respectées ?

Julie Kibler : C'est une question qui n'aura jamais de réponse correcte, malheureusement...C'est peut-être parce que les hommes ont généralement été plus grands et plus forts depuis le début, assumant ainsi le rôle de pouvoir. C'est peut-être parce que nos systèmes religieux et sociaux nous ont appris que les femmes sont inférieures et parfois même considérées comme des biens plutôt que comme des êtres égaux. C'est un problème frustrant et récurrent dans de nombreuses régions dans le monde, même aujourd'hui. En particulier à l'époque du roman, mais pas seulement à ce moment-là. Les femmes ont été tenues à des normes différentes de celles des hommes, en particulier dans le domaine de la sexualité. Elles ont été punies plus sévèrement pour des comportements excusés chez les hommes.

Fabienne : Votre personnage, Cate Sutton, effectue des recherches pour connaître ces femmes, c'est une quête, une aide pour elle également. Le présent peut-il guérir le passé ?

Julie Kibler : Oui, cela peut-être le cas. En fait, de nombreuses pièces de ce roman ont évolué à partir d'expérience que j'ai vécu ou dont j'ai été le témoin au fil des ans. Pour moi me souvenir et analyser avec le temps, pouvoir mettre certaines d'entre elles à leur place dans ma propre mémoire. J'espère que mes lecteurs pourront faire de même en lisant ce roman et d'autres.

Fabienne : Comment êtes-vous venue à l'écriture ?

Julie Kibler : J'ai toujours aimé lire et écrire depuis mon enfance. J'ai déménagé plusieurs fois au cours de ces années et il me semblait que mes livres étaient mes amis les plus proches et les plus constants. J'ai obtenu des diplômes en anglais et en journalisme, et, comme Cate, je suis bibliothécaire. Pendant de nombreuses années, j'ai tenté d'écrire un premier roman...et il me semble naturel maintenant d'écrire.

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Le petit mot de Julie : Merci beaucoup pour l'interview et pour avoir encouragé vos lecteurs à jeter un oeil à mon roman. L'écriture est une aventure émotionnelle, et des morceaux de mon coeur sont ancrés dans chaque personnage, dans chaque histoires que je mets sur papier.

Le petit mot de Fabienne : Je remercie Julie Kibler pour sa gentillesse et sa disponibilité, cet échange de questions/réponses a été intéressant. J'aime savoir le pourquoi du comment d'un livre, il ne tiendrait qu'à moi, je poserais une multitude de questions à chaque auteur que je lis. Cet entretien n'aurait pas été possible sans Claire Decore des éditions Belfond, je tenais à la remercier sincérement.

Traduction de l'entretien de l'anglais vers le français : Fabienne.

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30 mars 2021

Journal d'écrivain - Mars 2021

C'est le printemps, je pars en road-trip dans l'Ouest Américain avec Douglas Kennedy !

Le printemps est là. La nature endormie se réveille, les oiseaux reviennent sur mon balcon et les coucous bordent les routes.

La semaine dernière j'ai planifié le lancement de mon prochain roman, j'ai ouvert un cahier qui couvre la période de mars 2021 à août 2022. C'est la première fois que je mets un tel chantier en route pour la sortie d'un livre et je trouve cela très excitant...Je commence cette toute nouvelle aventure le 20 avril sur ce blog, alors soyez au rendez-vous et inscrivez-vous à la Newsletter pour recevoir une nouvelle inédite qui vous permettra de mieux connaître mon personnage principal.

Depuis le début du mois de mars, je suis chaque semaine dans le Journal du Dimanche, le périple de Douglas Kennedy dans l'Ouest Américain. Depuis le 7 mars et pour dix articles, il raconte ses villes -étapes, les recontres, les changements survenus, l'après Trump...

J'aime beaucoup les récits de voyage, ceux des écrivains décrivent une réalité palpable et suivre, ici, Douglas Kennedy est un vrai plaisir car il ne mâche pas ses mots, son observation est intense. Le savoir assit au comptoir d'un bar avec son carnet et son superbe stylo plume qui ne le quitte jamais, me donne envie de m'installer sur le tabouret voisin, de l'écouter, de le regarder et de trinquer à une vie meilleure, partout et pour tout le monde...

LIVRE PAPILLON 2

Photo : DR

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