Fabienne Rêve - Gagnon / Ecrivain et Lectrice

08 juin 2021

Des carnets encore des carnets

Parmi les accessoires d'écriture que j'affectionne, les carnets ont longtemps été pour moi des objets de collection que je conservais sans écrire dedans.

Depuis quelques mois, j'utilise trois carnets en même temps : l'un our noter mes lectures mensuelles, le deuxième pour retranscrire des citations ou extraits de livre et le dernier pour écrire des poésies, les miennes et celles de poètes.

Je ne pourrais pas tenir mon journal dans un carnet car mes notes quotidiennes prennent plusieurs pages, le grand format d'un cahier me permet plus de liberté.

J'ai reçu il y a quelques semaines un très beau carnet édité par les Editions de Borée : Marcher, rêver...Carnet de voyage.

Format 14 cm x 18 cm, avec une couverture verte, rigide, illustrée par des objets nécessaires à toute balade ou randonnée. Un rabat qui se prolonge au centre de la première de couverture, offre une fermeture parfaite du carnet et évite toute intrusion qui peut abimer les feuilles.

Les premières pages permettent de s'identifier, de se préparer pour le voyage, de connaître les monnaies des différents pays, de noter les personnes rencontrées et des conseils utiles sont donnés. Partir nécessite de l'organisation, de la préparation pour que le séjour se passe au mieux.

A partir de la page 32, vous pouvez écrire, noter ce que votre voyage vous inspire. Même si vous ne partez pas, il peut servir pour garder une trace d'une promenade près de chez vous ou d'une visite culturelle. La rigidité de la couverture permet d'avoir un support d'écriture.

Pour moi, ce Carnet de voyage va me servir pour visiter ma région, jeter quelques mots sur le terrain pour ne pas oublier et reprendre ces notes pour écrire, ensuite, dans mon journal. 

Marcher, rêver...Carnet de voyage. Editions de Borée, 2021. 145 Pages.

CARNET DE BOREE

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Un peu de ménage

Afin de poursuivre mon fil conducteur d'exister sur ce blog surtout en tant qu'auteure, j'ai supprimé quelques notes de lecture pour garder mes coups de coeur, ceux qui m'ont touché, ébranlé, marqué...et j'ai laissé toutes les publications relatives à mes écrits, mes livres. Je vais peut-être les réécrire, les modifier et surtout en rajouter dans les semaines qui suivent.

Vous pouvez vous inscrire à Fabie Book Club News pour recevoir, par mail, le dernier mardi du mois, des nouvelles de mes projets, de mon actualité, des rencontres et surtout des échanges privilégiés entre vous et moi.

Pour me rejoindre, voici mon mail : fabiennereve.auteure@gmail.com

LIVRE PAPILLON 1

Photo : DR

 

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25 mai 2021

Journal d'écrivain - Mai 2021

La vie semble reprendre doucement, un nouveau salon de planifier pour le mois d'Août ce qui porte à trois rencontres avec mes futurs lectrices/lecteurs. Revenue dans ma région natale, je repars de zéro pour que l'auteure que je suis, soit connue du public, tout en gardant mes lectrices fidèles depuis 2008.

J'ai demandé à mon imprimeur (Imprimerie Moderne de Bayeux) de me créer un bandeau rouge pour relancer "Une page se tourne", avec la mention "Chemin d'écriture d'une auteure normande - Tome 1".

Pour les rendez-vous à venir de cet été, je vais rééditer "Trois jours chez George Sand" avec une nouvelle couverture, un nouveau titre, un texte enrichi et des compositions inédites autour de la Dame de Nohant. La publication de 2016 me satisfaisant mais en même temps, il aurait fallu que j'aille plus loin. C'est ce travail plus approfondi que je présenterais en Août.

Mon activité professionnelle ne me permet lus d'écrire autant la journée, aussi, je compose chaque soir entre 20 heures et 21 heures week-end compris, ainsi je garde le cap sur mes projets. Beaucoup me demande si j'ai renoncé à l'écriture. Non, je ne pourrais jamais RENONCER, j'ai besoin d'écrire, d'imaginer des histoires, de travailler sur des écrits différents. Si je gagnais ma vie avec mes livres, je cesserais tout autre activité...

J'ai commandé le Journal d'écrivain de Virginia Woolf, réédité en mars dernier aux Editions 10/18. Je suis en manque de ses mots, de sa voix...

Portez-vous bien lectrices-lecteurs et visiteurs de ce blog, soyez prudents.

ENCRIER PLUME

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Rester soi-même...

"Je ne veux pas être célèbre ni grande.

Je veux aller de l'avant, changer, ouvrir mon esprit et mes yeux, refuser d'être étiquetée et stéréotypée.

Ce qui compte c'est se libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves."

Virginia Woolf

***

Ma chère Virginia,

Il est important de se définir quand nous entreprenons une activité culturelle, savoir quelle direction prendre, ce que nous voulons et ce que nous souhaitons montrer aux autres.

La célébrité, les succès ne doivent pas envahir notre espace de création et de vie, il ne faut pas se laisser entraîner par les autres dans un tourbillon que nous ne maitrisons pas.

Rester soi-même est primordial pour aimer ces moments d'écriture et de contemplation, tant pis si notre discrétion gêne.

Je ne pense pas que les nouvelles technologies de communication de mon époque, vous aurez plu. Elles sont envahissantes, souvent inintéressantes. Il y aurait tellement de choses à dire sur cette invasion de pseudo-auteur.

L'écriture et l'évolution de celle-ci nourissait votre quotidien. Vos publications suivent le parcours d'écrivain que vous avez voulu prendre. Personne ne peut tenir la barre pour nous, il nous est nécessaire, vital de mener notre propre bâteau...

VIRGINIA 1926

Virginia en 1926 - Photo DR

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18 mai 2021

Ma participation à un recueil de nouvelles collectif

Il m'arrive de me lancer des défis, d'oser participer à des projets : Ecrire une nouvelle sur le Handicap pour Nos Plumes pour vous qui sortira fin septembre 2021. Les ventes du livre seront reversées à une association.

J'aime composer des nouvelles, suivre des contraintes qui font partie des jeux d'écriture. Pour travailler sur ce texte, je me suis dégagée du temps pour écrire en planifiant sur papier mes plages de composition. Si je ne tiens pas un agenda précis, je pars dans d'autres directions. Là, j'ai calé des rendez-vous quotidiens, en fonction également de mon activité professionnelle, avec mon stylo bleu et mes feuilles quadrillées pour trouver l'histoire, sympathiser avec mes nouveaux personnages et planter le décor.

Le troisième essai a été le plus convaincant car je travaille toujours dessus. Le premier jet a été repris, corrigé...et va s'étoffer encore.

Je laisse toujours jaillir les mots sur le papier, ils se déversent sur les lignes en coulant de source au premier abord, mais quand je relis à haute voix mon texte du jour, je dégaine mon stylo rouge qui corrige les imperfections. Je saisis, j'imprime et tous les rajouts se précipitent sur le papier comme des enfants à une distribution de bonbons. Il y a des suppressions également, des parties de texte peaufinées grâce aux recherches effectuées sur le sujet de mon histoire.

A ce jour, il me reste encore du travail avant de faire lire la nouvelle à ma fille pour connaître son ressenti (elle n'y va pas avec des pincettes!) et de finaliser cette mission que je me suis lancée...

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04 mai 2021

Claire Norton "Celle que je suis"

Et de deux. Claire Norton vient, une nouvelle fois, de bousculer ma sensibilité de lectrice mais aussi, avant tout, de femme et de mère de famille.

Valentine vit avec Daniel, un mari violent et son fils, Nathan, sa raison de rester en vie. Dépréciée dans son quotidien, elle se réfugie dans les livres et s'occupe de Nathan en le protégeant de la violence de son père.

A travers son personnage, Claire Norton nous raconte une histoire forte qui apporte, selon moi, une compréhension de ses femmes qui se recluent dans le piège de la violence conjugale et qui mettent du temps à demander de l'aide, à réagir. Nous ne pouvons pas juger les victimes, ni les accabler parce qu'elles prennent du temps pour demander de l'aide. Même par sollicitude, nous ne pouvons pas nous mettre à leur place. Nous devons agir quand nous entendons des cris de terreur chez le voisin, ne pas rester passif.

Claire Norton nous raconte dans le détail le cheminement de Valentine qui doit travailler sur elle-même pour entreprendre, décider du moment où elle a besoin d'aide. Tout un processus long, difficile et dangereux car nous ne savons pas s'il y sera mené à son terme.

A travers ce roman j'ai eu l'impression que l'auteure voulait nous montrer toutes les phases de renoncements, de destructions que vivent ces femmes avant la reconstruction. Nous sommes les témoins de tous ces drames et pour moi, Claire Norton, voulait nous ouvrir les yeux, sur ces faits divers dans notre entourage, chez nos voisins, dans nos régions.

Par intermittence, le journal de Valentine présente tout ce que la jeune femme tait et tente de comprendre. Lors de la rencontre vidéo, le vendredi 30 avril 2021, organisée par Babélio avec Claire Norton, je lui ai demandé si l'écriture d'un journal atténue les maux et pourquoi ce choix. Claire a voulu de cet écrit intime car son personnage peut dire des choses qu'elle ne peut pas dévoiler, son ressentiment le plus profond. Les chapitres lui ont permis, à la troisième personne du singulier, de prendre du recul pour chacun des personnages sur leur situation.

Une lecture intense et inoubliable !

Claire Norton "Celle que je suis". Editions Robert Laffont, 2021. 424 pages.

Je remercie Babélio pour cette rencontre vidéo vraiment sympathique ainsi que l'auteur pour nous avoir parlé de son cheminement en tant que romancière pour l'écriture de ce livre.

CLAIRE NORTON

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25 avril 2021

Virginia Woolf "Journal intégral" (1915-1941)

Chère Virginia,

C'est la deuxième fois que je lis votre journal (je n'écris pas seconde car je pourrais le relire), je voulais vous connaître, tout d'abord, par vos écrits personnels et quoi de mieux que de lire votre journal.

Je suis diariste moi aussi (depuis 34 ans) et je sais que nous donnons beaucoup de notre personne pour raconter notre vie, celle qui nous entoure. En tant qu'écrivain-diariste, nous livrons nos instants d'écriture, de doutes et la fragilité de nos êtres.

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En vous lisant, j'ai cru percevoir votre voix murmurer derrière moi, votre main posée sur mon épaule. J'ai vu dans cet écrit, un écrivain de talent qui savait vivre avec son temps, profiter des distractions et surtout lire, écrire...J'ai décelé la femme aimante, aimée, qui se pose beaucoup de questions par rapport à son oeuvre, à sa qualité, aux critiques qu'elle peut recevoir. Chaque publication vous met dans un tel état d'angoisse.

J'ai ressenti votre fragilité au plus profond de moi, j'ai compris ce geste ultime lors de ce printemps 1941.

Nos points communs se multiplient (diariste, édition indépendante, Marcel Proust, la dépression, les voyages, l'écriture, la lecture), nous rapprochent.

Ce journal reste un témoignage fort sur une époque, sur la vie d'une femme passionnée qui se donne à l'écriture avec cette inspiration abondante, cette rigueur de travail...qui lit beaucoup pour des critiques, ses besoins personnels : un écrivain est un lecteur.

Ce livre m'a beaucoup apporté sur le plan personnel mais surtout sur ma progression en tant qu'écrivain, j'ai appris la patience, la rigueur...et tant d'autres choses que je partagerais avec vous chère Virginia dans un texte plus complet, dans l'intimité de l'écriture.

Merci Virginia d'avoir été là !

COUV VW JOURNAL

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20 avril 2021

Une pause s'impose

Une passion qui s'effrite, une perspective future qui ne se profile pas, une nouvelle vie professionnelle dans quelques jours et beaucoup d'interrogations qui m'épuisent moralement.

1 - Dois-je continuer à publier ? NON

2 - Dois-je sortir mon 13ème roman cette année ? NON

3 - Ecrire la nouvelle pour laquelle je me suis engagée et faire une pause ? OUI

N'arrivant pas à me décider sur ces trois questions, n'ayant pas de proches qui s'intéressent à ce que je fais, avec qui parler de mes incertitudes, j'ai mis mon sort dans les petits papiers et le résultat se trouve ci-dessus. 

Cette année, en matière d'écriture, je me consacre essentiellement à ma nouvelle sur le handicap pour le recueil de l'association Nos plumes pour vous, qui paraîtra fin Septembre.

Même si j'ai des projets en cours, je suis épuisée pour les poursuivre dans de bonne condition. J'ai besoin d'être sereine et heureuse sur tous les plans de ma vie pour écrire avec plaisir. Mais je ne ressens plus cela aujourd'hui, j'ai besoin d'une pause pour remettre de l'ordre et repartir dans de bonne condition.

Le blog restera actif, tous les quinze jours, le mardi, avec des articles et des notes de lecture. Il est mon seul moyen de m'exprimer, de communiquer, de partager, n'ayant pas dans mon entourage de personnes avec qui échanger.

Le 25 du mois sera toujours consacré à Virginia Woolf...

Le blog sera certainement modifié, si je reprends en 2022. Je verrais au moment venu...

Merci aux visiteurs qui me lisent, portez-vous bien...A bientôt !

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13 avril 2021

Hanya Yanagihara "Une vie comme les autres"

4ème de couverture : "Ils sont quatre amis de fac, et ils ont décidé de conquérir NewYork : Willem, l'acteur à la beauté ravageuse ; JB, l'artiste peintre, aussi ambitieux et talentueux qu'il peut être cruel ; Malcolm qui attend son heure dans un prestigieux cabinet d'architectes, et Jude, le plus mystérieux d'entre eux, celui qui, au fil des années, s'affirme comme le soleil noir de leur quator, celui autour duquel les relations s'approfondissent et se compliquent cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l'ampleur".

Nombre de pages lues : 1123 pages.

Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Emmanuelle Ertel.

Mon avis : Commencé une première fois en novembre 2020, j'ai refermé ce roman au bout de 20 pages, je n'arrivais pas à entrer dedans. En janvier, toujours posé sur ma table de chevet, je lis cette présentation de l'auteur : "Hanya Yanagihara vit à New York". Une seule phrase pour un livre imposant. Je ne pouvais pas ne pas le reprendre, me concentrer sur ces mots, sur cette histoire...

Quelle claque ! Les personnages sont inoubliables et leurs parcours de la réussitee au drame offre une dose émotionnelle puissante. Jude m'a bouleversé, profondément. Les blessures de l'enfance, physiques et psychologiques, n'ont pas réussi à se cicatriser totalement. Il y a eu de l'apaisement grâce à la présence, à la patience de Willem, mais la douleur est toujours là.

Un roman magistral à lire absolument.

Comment peut-on écrire une seule phrase sur un écrivain quand il nous offre LE livre inoubliable ?

Hanya Yanagihara "Une vie comme les autres". Livre de poche, 2020

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06 avril 2021

Une page se tourne : Bien choisir ses partenaires de travail (4/4)

Maison d'édition à compte d'auteur ou travailler avec un imprimeur ?

Depuis la publication de mon premier livre en 2008, j'ai travaillé avec un imprimeur, puis une maison d'édition à compte d'auteur puis en 2020, je suis revenue vers une imprimerie en Normandie.

Quand on se lance dans l'autoédition, on essaie plusieurs procédés pour donner vie à son livre. Beaucoup porte leur choix vers le numérique, certaines plateformes proposent le format broché mais, il y en a encore qui se tourne vers des entreprises professionnelles, imprimeur ou maison d'édition à compte d'auteur.

"Le cirque : une passion, une vie" (2008) a été réalisé par un imprimeur qui n'a pas tenu ses engagements dans sa qualité de travail, dans les délais et il a mis la clé sous la porte avant même que je réceptionne mes exemplaires. Tout cela pour un divorce ! Ce type a mis de nombreux auteurs dans le désaroi. Je raconte cette douloureuse aventure dans "Une page se tourne"...

Pour mes autres "bébés", ils sont passés par deux maisons d'édition à compte d'auteur, à qui j'ai attribué ma confiance. La qualité des livres était irréprochable, les couvertures réalisées selon mes souhaits mais les prestations de service demandées et payées n'étaient pas réalisées, notamment les corrections sur le bon à tirer ou la part de la correctrice.

C'est pour cela que j'ai choisi en 2020 de reprendre la main sur mes créations même si cela nécessite des frais supplémentaires, je préfère travailler avec de vrais professionnels, que je choisis, dans ma région en Normandie et je prends le temps de sortir un livre.

Mes partenaires (imprimeur, correctrice et relectrice-conseil) sont animés, comme moi, pour offrir un travail de qualité. Ils proposent une tarification à la hauteur du service et ils respectent leurs engagements !

Il faut bien choisir son équipe, se renseigner, ne pas aller à l'économie, être patient et surtout bien contrôler que la prestation a été respectée. Nous passons beaucoup de temps sur la phase de l'écriture, notre concentration se focalise sur elle mais il ne faut pas négliger toutes les étapes qui arrivent après : la fabrication du livre, la communication, la promotion, le retour des lecteurs, réaliser une analyse sincère et constructive sur la première année de vie de votre nouvelle parution.

Bien s'entourer vous permettra de vivre l'autoédition plus sereinement !

COUV UNE PAGE

 

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