Virginia a 15 ans quand elle commence son Journal. La première année, jusqu'à fin septembre, elle consigne sa vie tous les jours.

Elle raconte sa vie de jeune anglaise, sa famille -parle beaucoup de son père qu'elle admire et avec qui elle fait de nombreuses promenades dans Londres-, ses enseignements, ses lectures. D'ailleurs, certaines rejoignent les miennes : Charlotte Brontë...

Les périodes de silence sont liées à des drames (les décès de sa soeur, Stella, et de son père, Leslie Stephen) et Virginia fait de nombreuses dépressions qui nécessitent de longues périodes de convalescence.

Ses premières critiques sont publiées en décembre 1904 ainsi que son premier essai sur le presbytère des Brontë à Haworth. Elle commence à gagner sa vie grâce à sa plume.

L'écriture de ce Journal d'Adolescence montre la jeunesse de son auteur, ses rêves et ses blessures. La sensibilité de Virginia face aux évènements les plus proches, est perceptible. Cet écrit montre déjà le talent de l'écrivain en devenir, qui cherche son chemin dans cette existence tout en sachant que l'écriture et la lecture seront les moteurs de sa vie.

Lire ce Journal m'a permis de faire connaissance avec Virginia Stephen qui deviendra Virginia Woolf  en se mariant avec Léonard, grand diariste lui aussi.

Dès les premiers mois lus, j'ai su que cette "amitié littéraire" se poursuivrait encore longtemps...

Virginia Woolf, Journal d'adolescence (1897-1909). Editions Stock, La Cosmopolite, 2008. (498 pages)

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