Chère Virginia,

C'est la deuxième fois que je lis votre journal (je n'écris pas seconde car je pourrais le relire), je voulais vous connaître, tout d'abord, par vos écrits personnels et quoi de mieux que de lire votre journal.

Je suis diariste moi aussi (depuis 34 ans) et je sais que nous donnons beaucoup de notre personne pour raconter notre vie, celle qui nous entoure. En tant qu'écrivain-diariste, nous livrons nos instants d'écriture, de doutes et la fragilité de nos êtres.

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En vous lisant, j'ai cru percevoir votre voix murmurer derrière moi, votre main posée sur mon épaule. J'ai vu dans cet écrit, un écrivain de talent qui savait vivre avec son temps, profiter des distractions et surtout lire, écrire...J'ai décelé la femme aimante, aimée, qui se pose beaucoup de questions par rapport à son oeuvre, à sa qualité, aux critiques qu'elle peut recevoir. Chaque publication vous met dans un tel état d'angoisse.

J'ai ressenti votre fragilité au plus profond de moi, j'ai compris ce geste ultime lors de ce printemps 1941.

Nos points communs se multiplient (diariste, édition indépendante, Marcel Proust, la dépression, les voyages, l'écriture, la lecture), nous rapprochent.

Ce journal reste un témoignage fort sur une époque, sur la vie d'une femme passionnée qui se donne à l'écriture avec cette inspiration abondante, cette rigueur de travail...qui lit beaucoup pour des critiques, ses besoins personnels : un écrivain est un lecteur.

Ce livre m'a beaucoup apporté sur le plan personnel mais surtout sur ma progression en tant qu'écrivain, j'ai appris la patience, la rigueur...et tant d'autres choses que je partagerais avec vous chère Virginia dans un texte plus complet, dans l'intimité de l'écriture.

Merci Virginia d'avoir été là !

COUV VW JOURNAL