En 2019, j'ai lu le premier tome du journal intime de Jane Birkin, Munkeys Diaries (Fayard) après ma participation au Festival du Journal Intime à Saint Gildas de Rhuys. L'actrice-chanteuse se confiait à Claire Chazal et au public présent, sur ses carnets publiés.

"Post Scriptum" le tome 2, qui couvre les périodes de sa vie avec Jacques Doillon jusqu'à la mort tragique de sa première fille, Kate, le 11 Décembre 2013 (d'ailleurs Jane Birkin ne tient plus son journal depuis cette date), nous entraine dans sa vie trépidante où il faut mener de front sa carrière artistique et son rôle de mère, à force d'être partout on s'absente des moments importants.

A travers l'écriture de Jane Birkin, je ressens ce besoin trépidant de travailler, de s'engager, d'être présente sur le devant de la scène pour montrer aux autres mais aussi à elle-même (c'est ainsi que je l'ai ressenti) qu'elle peut réussir en tant que Jane Birkin et non plus à travers les chansons de Serge Gainsbourg.

A travers l'écriture de Jane Birkin, je ressens aussi de la colère contre elle-même, de s'apercevoir qu'elle a emmené ses filles sur le chemin artistique, qui a consummé sa vie de mère, car elle se repproche ses absences, mais aussi ces moments où elle était là sans l'être vraiment.

Jane Birkin dévore la vie, participe à des projets artistiques, s'engage, elle a besoin de toute cette effervescence pour avancer, son dernier album "Oh ! pardon tu dormais" est un bijou.

Ce récit est juste et bouleversant.

Jane Birkin, Post Scriptum. Editions Fayard, 2019. 424 pages.

Cette chronique sera partagée sur Babélio sous le pseudo "Passion Lectrice"

JANE BIRKIN